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Soul, Funk et R&B, une musique inspirante

La musique est la langue des émotions

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Noël Blanc par Dalida

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Ce soir, nous vous proposons, Noël oblige, la reprise de Noël Blanc par Dalida, qui est sorti en 1960 mais qui ne figure pas sur son album Les enfants du Pirée édité la même année.

 

Née le 17 janvier 1933 au Caire, en Égypte, Yolanda a grandi et est devenue une belle jeune femme. Après un premier concours de beauté à l’issue duquel elle conquiert la place de dauphine, elle remporte quelque temps plus tard le titre de Miss Égypte en 1954. Des propositions pour tourner dans des films s’ensuivent et Yolanda, dont le nom de scène Dalila deviendra Dalida, voit ses premiers succès l’emmener jusqu’à Paris où elle est repérée pour sa voix rauque et ensoleillée par Lucien Morisse, Bruno Coquatrix et Eddie Barclay. Grâce à eux, elle débute sa carrière en France avec le tube «Bambino», en 1956. Très vite, elle enchaîne les succès sous la bienveillance de Lucien Morisse, qui devient son amant, elle enchaîne les succès et les tournées, et a traversé à peu près toutes les phases de la chanson française : mambo, cha-cha-cha, twist (qu’elle prononçait délicieusement le «dviste»), yéyé (elle séduit un public plus jeune avec Itsy Bitsy Petit Bikini en 1960) et antiyéyé (à l’été 1962, Dalida triomphe avec Petit Gonzales)… Côté cœur, elle convole avec son pygmalion Lucien en 1961 et divorce en 1962. Encore mariée, la jeune femme commence une idylle avec Jean Sobieski, un bel apollon. Elle se termine en 1963. C’est un des rares hommes de son existence qui ne se soit pas suicidé. En 1964, elle adopte un style glamour et se teint en blond vénitien jusqu’à sa mort. Alain Delon et Dalida se sont rencontrés en 1964 à Rome, où ils ont rapidement partagé une idylle passionnée. En 1966, elle rencontre le jeune auteur-compositeur et chanteur italien, Luigi Tenco. Au festival de la chanson italienne de San Remo, en janvier 1967, Dalida et Luigi interprètent successivement le titre Ciao amore ciao. Elle s’en sort brillamment, quant à lui, il perd pied. Le soir même, le ténébreux se suicide avec de l’alcool et des tranquillisants. Dalida le découvre : c’est le drame de son existence. La douleur de sa perte conduit la jeune femme à tenter de se tuer quelques mois plus tard. Après quelques jours de coma, elle trouve réconfort dans la spiritualité et la psychanalyse. Malgré tout, cette douleur restera toujours dans son cœur et la rendra vulnérable psychologiquement. À la fin de l’année 1967, elle rencontre Lucio un étudiant italien d’une vingtaine d’années. Fragilisée, elle voit en Lucio le sosie de Luigi, son amour perdu. Dalida, enceinte pendant leur brève idylle, avorte clandestinement. Malheureusement, elle devient stérile suite à l’opération à l’hygiène douteuse.

 

Au début des années 1970, on prête à Dalida plus qu’une aventure avec un certain François Mitterrand, à l’époque premier secrétaire du Parti socialiste. En 1970, un autre drame frappe sa vie. Son ex-mari se tire une balle dans la tête dans l’ancien appartement du couple. Ses chansons prennent alors une connotation grave qui reflète son mal-être intérieur. Au début, son public est surpris. Puis, il est charmé par l’intensité d’expression de l’artiste qui vient du plus profond de son âme. Orlando, son frère, devient donc son impresario, son manager, celui qu’elle appellera son "grand frère du showbiz". En août 1970, c’est de nouveau le succès populaire avec Darla dirladada, coécrit par Boris Bergman, le futur parolier de Bashung. À l’automne de la même année, elle rencontre Léo Ferré sur un plateau de télévision. Dans la foulée, elle enregistre Avec le temps, chanson dite à texte qu’elle entend populariser. De fait, sa version fait un tabac. Dans sa vie privée, en 1972, Dalida rencontre le mystérieux et fascinant Richard Chanfray. Il pense être la réincarnation d’un noble du XVIIIe siècle et demande qu’on l’appelle le comte de Saint-Germain. Au bout de neuf ans, ils se séparent. En 1973, c’est Il venait d'avoir 18 ans, écrite par Pascal Sevran, Serge Lebrail et Pascal Auriat. Le titre est le mieux vendu l’année suivante dans neuf pays, dont l’Allemagne où il atteint 3,5 millions d’exemplaires. Toujours en 1973, duo surprise avec Alain Delon, un de ses anciens amants : Paroles, paroles devient lui aussi en quelques semaines numéro un en Europe puis au Japon. Le 15 janvier 1974, nouveau coup d’éclat : elle est sur la scène de l’Olympia et présente à la fin du récital une nouvelle chanson, Gigi l’Amoroso. Elle dure sept minutes trente. À la fois chanté, parlé et interprété comme un impromptu théâtral, ce titre reste son plus grand succès mondial. Elle se transcende sur la scène de l’Olympia en 1974 en interprétant Il venait d’avoir 18 ans. En 1975, elle décroche le prix de l’Académie du disque français pour l’album J’attendrai. C’est ce dernier qui lui permet d’importer le disco et de conquérir l’Amérique au milieu des années 70. Au cours de sa carrière, l’artiste défend plusieurs causes qui lui tiennent à cœur. Ainsi, elle soutient la communauté homosexuelle à travers deux chansons. En 1972, Pour ne pas vivre seul aborde le sujet tabou de l’homosexualité. Puis, en 1979, Depuis qu’il vient chez nous met en lumière l’histoire d’un homme gay refoulé qui entame une relation avec une femme pour se protéger. Comme une flambeuse qui n’a plus rien à perdre, elle mise tout sur le double rouge : celui de la vague disco et celui, plus inattendu, de la politique. Dans le premier registre, c’est le coup de tonnerre de Laissez-moi danser (Monday, Tuesday), chanson devenue l’un des hymnes obsessionnels de l’été 1979 et qui sera l’acmé de son show «à l’américaine» au Palais des sports à Paris du 5 au 20 janvier 1980, sorte de glam rock revu et très corrigé par Las Vegas, avec douze changements de costumes en plumes et strass, une palanquée de danseurs et trente musiciens. Les dix-huit représentations font salle comble et Dalida se couronne disco queen à la française, mettant le feu aux discothèques où les premières notes de Monday, Tuesday jettent sur la piste tout ce que le nightclubbing d’alors compte de folles dingues.  

 

Dalida sollicitera Jacques Attali dans les années 1980 pour défendre les radios libres et, singulièrement, NRJ. Grimpée sur une camionnette, Dalida sera l’héroïne de la manifestation parisienne qui a rassemblé des dizaines de milliers de jeunes le 8 décembre 1984 pour défendre «la plus belle des radios». Diva du disco, Dalida devient une sorte de Marianne rose et, début 1981, son salon devient un des PC de campagne des plus courus. Sa participation au triomphe de Mitterrand sera récompensée lors de l’investiture du nouveau président. La voilà devenue l'égérie de la gauche, vite raillée dans la presse. Le Canard enchaîné se demande avec humour où Mitterrand va caser la star dans son gouvernement. Après l'euphorie, c'est la douche froide. Appels anonymes, graffitis sur les murs, lettres injurieuses dans son jardin... Dalida préfère prendre le large et s'envole pour une grande tournée à l'étranger. De remix en remix, les disques continuent à bien s’écouler, Dalida devient même la marraine enchantée de l’équipe de France de football pour la Coupe du monde de 1982 («Allez la France / Et bonne chance / Pour le Mundial / Emmène-nous jusqu’aux étoiles») et le fan-club est toujours sur la brèche à la moindre de ses apparitions, dont une sidérante publicité pour le désodorisant Wizard Sec. En 1983, deux ans après leur rupture, Richard Chanfray se donne la mort par inhalation des gaz d’échappement de sa voiture. Les socialistes la boudent et les portes des palais de la République se referment, l’ingratitude croît et le malaise s’installe, d’autant plus qu’une bonne partie de son public, du genre conservateur, n’a pas bien compris l’engagement «gauchiste» de son idole. La rupture sera consommée en avril 1983 quand, le temps d’une photo en couverture de Jours de France (le magazine hebdomadaire de Marcel Dassault), on voit Dalida sauter au cou de Jacques Chirac alors tout-puissant maire de Paris, ce qui fut interprété comme une trahison par bon nombre des fidèles de Mitterrand, dont Roger Hanin, le beau-frère du président. Dès le début des années 1980, elle est une pionnière dans le combat contre le sida. Au côté de Line Renaud, elle participe en 1985 à un gala afin de récolter des fonds pour la recherche contre l’infection au VIH. En 1985, nouvelle stupeur : suite à une intervention de chirurgie ophtalmique destinée à corriger un strabisme de plus en plus convergeant, Dalida ne supporte les feux de la rampe que coiffée d’une sorte de casque intergalactique créé par le lunetier Alain Mikli et strassé par Swarovski. En 1985, Dalida fréquente brièvement le médecin François Naudy, lui aussi marié et qui refuse de divorcer. Nouvelle déception sentimentale. Encensé par la critique, Le Sixième Jour en 1986 aurait dû marquer le retour en grâce de Dalida. Mais après la pluie d’éloges, les propositions d’autres films tournent court et la perspective de retourner à la case chanson ressemble à une impasse. La fêlure invisible creuse un peu plus son sillon, l’étau de la dépression resserre son étreinte. Fortement marquée par ces traumatismes, sujette à de régulières dépressions et malgré le succès qu’elle aura bâti, Dalida mettra fin à ses jours le 3 mai 1987.

 

Elle laissera le souvenir d’une artiste que seuls la scène et le public réussissaient à arracher à ses démons. Avec plus de 700 titres chantés solo ou en duo, dans plusieurs langues, elle marquera durablement la chanson française en faisant danser plusieurs générations au son des tubes qui ont fait sa renommée.

La chanson à l’origine de Noël Blanc, White Christmas, a été écrite au début des années 1940 par le compositeur Irving Berlin, un immigrant d'origine russe qui, chose intéressante, ne fêtait pas Noël, car il était juif. Son fils, âgé de trois semaines, était décédé le jour de Noël en 1928, donc chaque année le 25 décembre, lui et sa femme visitaient la tombe de leur bébé. Cette tristesse l’imprègne lorsqu’il écrit White Christmas pour une comédie musicale mais qui ne sera finalement tourné qu’en 1942, L’amour chante et danse (Holiday Inn). Cette chanson est empreinte d’une mélodie maussade et paroles nostalgiques des Noël d’antan, ceux de son enfance, de l’époque où la fête était synonyme du rêve américain pour un jeune juif ayant fui les persécutions antisémites, «des Noëls blancs [...] où les cimes des arbres rayonnent et les enfants écoutent pour entendre les traîneaux dans la neige».

 

Cette puissante mélancolie va alors rapidement trouver un écho inattendu avec l’enregistrement de la première version de ce chant par le chanteur Bing Crosby en compagnie du John Scott Trotter Orchestra et des Ken Darby Singers. Il a été diffusé pour la première fois lors de l'émission de radio Kraft Music Hall (sponsorisée par la société alimentaire) le 25 décembre 1941.

 

Attardons-nous un peu sur sa carrière avant de reparler de White Chritmas.

 

Bing Crosby est une figure majeure du cinéma et de la chanson américaine, née à Tacoma en 1904, dans l'État de Washington, Harry Lillis Crosby est le quatrième enfant d'une famille où l'on goûte fort la musique; bon chanteur mais cancre notoire, il consacre ses jeunes années au football américain et au base-ball. Son ardeur limitée pour le travail ne l'empêche pas d'être, pour un temps, étudiant en droit à l'université de Gonzaga : il s'y fait surtout remarquer par ses qualités vocales. Il décide alors de devenir professionnel et commence son apprentissage dans les orchestres de jazz, et sa longue carrière débuta dès la fin des années 1920.  Tout au long de sa carrière Bing Crosby fut accompagné par des formations de jazz et dans des styles très variés. Son premier engagement professionnel sera au sein de l’orchestre de Paul Whiteman surnommé le Roi du jazz et, dès 1929, il enregistra avec l’orchestre de Duke Ellington. Il interprétera également de nombreuses chansons dans le style «Dixieland» ou «Nouvelle-Orléans». Il aura l’occasion d’enregistrer avec les plus grands orchestres et on le verra en de multiples circonstances aux côtés de son ami Louis Armstrong, tous deux affichant une grande complicité. Notamment dans le film «High Society» en 1945 où Bing Crosby aura aussi le plaisir de chanter en duo avec Grace Kelly. Il fut le premier chanteur blanc à véritablement interpréter des airs de jazz et devint immensément populaire, non seulement aux États-Unis, mais aussi dans le monde entier. Sa discographie est absolument colossale et représente environ 2000 chansons… Sans compter toutes celles qu’il interpréta à la radio dans plusieurs milliers d’émissions quotidiennes dans les années 1940. Il a une voix de baryton, au timbre chaud. Pourtant, la célébrité ne vient que lorsqu'il change de style : abandonnant le projet d'être un grand chanteur de jazz, il met à profit, en 1931, une affection soudaine de ses cordes vocales qui fait de lui le baryton melliflue à la voix de velours : le Crosby sound est né, qui va influencer tous les crooners américains. Il fut aussi le premier à utiliser le microphone pour développer un style de chant plus proche, plus chaleureux et émotionnel… comme le fit également Jean Sablon en France. Il est considéré à juste titre comme le père des crooners, et l’inspirateur de Frank Sinatra et de Dean Martin entre autres. Et à la fin des années 1930, ses disques se vendaient à des millions d'exemplaires. Ses activités d'écriture de chansons comprenaient la paternité de "A Ghost of a Chance" et "Where the Blue of the Night" (sa chanson thème radio).

 

Sa carrière au cinéma débute très tôt avec une série de courts-métrages de Max Sennett et il apparaît dans le premier film sonore King of Jazz (1931). Puis, dès 1932, ce sont essentiellement des films musicaux et toute une série de films avec Bob Hope et Dorothy Lamour qui connaîtront un succès planétaire dans la série En route vers (The Road to…) de 1940 à 1961. Crosby est devenu un acteur bankable. Il a joué avec Fred Astaire dans le succès au box-office Holiday Inn (1942), et dans cette comédie musicale, Crosby a chanté pour la première fois "White christmas". Son enregistrement de la ballade d'Irving Berlin est devenu l'une des chansons les plus populaires du siècle, dépassé dans les ventes de disques uniquement par sa "Silent Night". Crosby a ensuite remporté un Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du père O'Malley dans le film Going My Way (1944). Il a repris le rôle dans The Bells of St. Mary's (1945), pour lequel il a reçu une autre nomination aux Oscars. Sans oublier bien sûr le film «White Christmas» de 1954 aux côtés de Danny Kaye et Rosemary Clooney où il aura l’occasion de reprendre ce fameux thème de Noël composé par Irving Berlin dont il fut le créateur et qui sera, à jamais, associé à son nom. Il apparaîtra dans une centaine de films dont The Country Girl (en 1954); pour ce dernier, Crosby a reçu sa troisième et dernière nomination aux Oscars. Il a continué à jouer dans les années 1970, plusieurs de ses apparitions ultérieures étant à la télévision. Son dernier rôle crédité était dans le téléfilm Dr. Cook's Garden (1971). Crosby a dirigé une société de production télévisuelle prospère dans les années 1960. Homme d'affaires avisé, il a amassé l'une des plus grandes fortunes d'Hollywood grâce à ses revenus d'artiste et à des investissements judicieux. Au milieu des années 1970, 400 millions d'exemplaires de ses disques avaient été vendus. Il était un sportif remarquable et est décédé d'une crise cardiaque en 1977 alors qu'il se trouvait sur un terrain de golf. Son autobiographie, Call Me Lucky, paraît en 1953.

 

Mais revenons en 1941. Bing Crosby, alors présentateur, chantait le chant, qui est émouvant, désireux et triste de toute façon, mais surtout à le temps. Pearl Harbor avait été attaqué quelques semaines auparavant. L’hiver suivant, la chanson, qui a depuis été réenregistrée et intégrée à la comédie musicale L’amour chante et danse (Holiday Inn) où Bing Crosby tient un des premiers rôles, devient un repère dans la nuit pour des centaines de milliers de femmes et d'hommes stationnés dans le Pacifique, ainsi que pour leur famille restée au pays. Cette version de 1942, qui n'aurait pris que 18 minutes, était épuisée, selon le KUOW de Seattle. Elle a été constamment demandée par les troupes lors des apparitions de Bing de l'USO à l'étranger, ce qui a donné au chanteur des sentiments mitigés. De toute évidence, ils se sont identifiés aux paroles mélancoliques sur les vacances à la maison. La chanson a également reçu l'Oscar de la meilleure chanson originale en 1943, le seul qu’aura reçu Irvin Berlin, nominé à neuf reprises. Par conséquent, à la fin de la guerre, White Christmas était déjà la chanson la plus vendue de l’histoire. Avec cinquante millions de copies diffusées dans le monde, jamais aucune chanson ne lui a enlevé ce record. À ce jour, la version de la chanson la plus entendue à la radio est le réenregistrement en 1947 de White Christmas que Bing Crosby a fait, les enregistrements de 1942 ayant disparu.  White Christmas est devenu encore plus célèbre après la sortie de 1954 de la comédie musicale Noël blanc, façonné autour de la chanson, avec dans les rôles titres, Crosby et Danny Kaye, avec une nouvelle interprétation de la chanson par l’acteur-interprète. Et elle a été reprise par de nombreux artistes qui donnèrent leur propre interprétation au cours des années suivantes – ce qui fait qu’il y a eu plus de 500 interprétations. Frank Sinatra, qui avec Bing Crosby est devenu le crooner de Noël, a connut ainsi un immense succès avec White Christmas en 1944.

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Les paroles nostalgiques de ce chant de Noël évoquent le souvenir d'un Noël d'enfance, avec sapin scintillant et neige d'argent, sur une très belle mélodie jazzy... On ne s’étonnera donc pas que ce chant a été repris de très nombreuses fois et adapté dans plusieurs langues, notamment en français. En effet, le film L’amour chante et danse sort en France en 1947 et a probablement été vu par le comédien et parolier, Francis Blanche, qui adaptera la chanson en français sous le titre Noël Blanc en 1948. Mais son texte s'éloigne du contexte nord américain de la version originale. En effet, le comédien français se tourne vers sa propre vision nostalgique des noëls de son enfance. Il la proposera en 1949 au populaire chanteur de charme et aussi compositeur, Jean Sablon, qui a une voix assez proche de celle de Bing Crosby, qui donne une belle tonalité à la chanson.

 

La crooneuse et chanteuse de charme, Jacqueline François, en donnera aussi une très belle interprétation en 1956 comme nous le voyons ici.

 

La chanteuse française Jacqueline François (de son vrai nom Jacqueline Guillemautot) naît le 30 janvier 1922, à Neuilly-sur-Seine. Issue d'une famille aisée, elle apprend très tôt le piano. En rébellion contre son milieu, elle se tourne vers la chanson réaliste dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, et commence à se produire dans des cabarets, où sa voix claire, au phrasé impeccable, la conduit rapidement au succès. En 1947, Loulou Gasté, futur mari de Line Renaud, lui fait enregistrer deux de ses compositions, Gentleman et Ça n'était pas original (dont les paroles sont de Françoise Giroud). Jacques Canetti, directeur artistique de la firme discographique Polydor, et le musicien Paul Durand la convainquent d'abandonner le genre réaliste pour une chanson plus moderne, fleur bleue, imprégnée de jazz et de rythmes latins. En 1948, C'est le printemps, adaptation par Jean Sablon d'une chanson de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein, II, It Might as Well Be Spring, lui apporte un succès qui se transforme en gloire avec Mademoiselle de Paris, de Paul Durand et Henri Contet, premier grand prix du disque. Son envergure est devenue internationale, et elle sera accueillie comme une star en 1950 aux États Unis, où elle chantera à la télévision et où elle y publiera elle publiera douze 33-tours, ce qui constitue un record pour une chanteuse française au point de publier un album anglophone en 1957 baptisé «The Sweet Language Of Love.»

 

Puis c'est Trois Fois merci, de Pierre Dorsay et Michel Emer, Tu n'peux pas t'figurer, de Paul Misraki (1951), Les Lavandières du Portugal, de Roger Lucchesi et André Popp, qui est le premier microsillon sorti en France, en 1955 – et son deuxième grand prix du disque –, Qué será será et Mon Oncle (sur la musique du film éponyme de Jacques Tati). Elle devient la première millionnaire française du disque en 1953 à une époque où les meilleures ventes ne dépassaient pas quelques dizaines de milliers d'exemplaires. Un grand récital Salle Pleyel fête l'événement. Elle fait la connaissance du pianiste et compositeur Michel Legrand, qui est son accompagnateur lors de son récital à l'Olympia en 1954, année de la réouverture de la salle. Elle quitte Polydor pour Philips, puis elle passe aux éditions Raoul Breton (qui appartiennent aujourd'hui à Charles Aznavour), et chante Charles Trenet (La Mer) et Charles Aznavour (Sa Jeunesse, On ne sait jamais). Au milieu des années soixante, se sentant dépassée par la vogue Rive Gauche puis la vague yéyé, Jacqueline abandonne la chanson. Elle y revient ponctuellement en 1971 («Viens à Paris»), 1974 et 1984 («Central Park»). Elle cesse de chanter en 1984, apparaissant à peine à la télévision dans les émissions de Pascal Sevran et, oubliée, meurt à Paris le 7 mars 2009.

 

Sans oublier celle que nous vous proposons de Dalida en 1960 sur une mélodie moins jazzy et plus popDalida est une des grandes chanteuses de la période yéyé –, porté par sa douce et chaude voix pleine de nostalgie qui rend hommage aux Noëls blancs d’antan.

 

J’espère que cette très belle chanson vous aura donné envie de découvrir ses interprètes et nous tenons à vous souhaitez à toutes et à tous une très bon et joyeux Noël !

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